Cacambo demanda humblement quelle était la religion de l’Eldorado.
Le vieillard rougit encore : « Est-ce qu’il peut y avoir deux
religions ? dit-il ; nous avons, je crois, la religion de tout le
monde : nous adorons Dieu du soir jusqu’au matin. –N’adorez qu’un seul
Dieu ? dit Cacambo […] - Apparemment, dit le vieillard, qu’il n’y en a ni
deux, ni trois, ni quatre […] Nous
ne le prions point,… nous n’avons rien à lui demander ; il nous a donné
tous ce qu’il nous faut ; nous le remercions sans cesse. […] Mes amis,
dit-il, nous sommes tous prêtres - Quoi ! vous n’avez point de
moines qui enseignent, qui disputent, qui gouvernent, qui cabalent, et qui font
brûler les gens qui ne sont point de leurs avis ? – Il faudrait que nous
fussions fous, dit le vieillard … » « Ceci est bien différent de la
Westphalie … ; il est certain qu’il faut voyager »

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